a
 
Aïpine Erémeï
Ababou Abla

Née au Maroc en 1970. Après des études de communication et de journalisme à Paris elle s'est lancée dans la presse écrite au Maroc avant de devenir chroniqueur et reporter à la télévision.  Dans le cadre de l'Union Européenne, Abla Ababou a mené à bien des études sur la vie rurale dans le Rif. Aujourd'hui elle vit à Rabat et se consacre à la promotion des artistes marocains tout en rédigeant des articles culturels dans la presse écrite. Coup de lune est son premier roman.

Ablow Keith
Keith Ablow est expert en psychiatrie criminelle. Il est l’auteur de cinq premiers romans mettant en scène Frank Clevenger : L’Amour à mort (Payot/Suspense, 1999 ; poche 2002), Psycho-killer (éditions du Rocher, 2001 ; Pocket, 2003), Compulsion (éditions du Rocher, 2003 ; Pocket, 2005), Psychopathe (éditions du Rocher, 2004, à paraître en Folio/policier) et Suicidaire (éditions du Rocher, 2006). Il est l’une des grandes révélations du thriller américain de ces dernières années, salué entre autres par James Ellroy et Dennis Lehane.
Afanassiev A. N.
Aknin Alain-Guy

Alain-Guy Aknin a été journaliste à l'agence de presse américaine United Press International en France et aux États-Unis, a produit et présenté sur RMC une émission consacrée à l'actualité musicale, et a participé au sein du groupe Match à la création de l'édition française du magazine américain Mademoiselle. Il a par ailleurs été producteur et présentateur d'émissions pour la jeunesse sur FR 3, et a créé une rubrique vidéo dans L'Express.

Alain-Guy Akin est le co-auteur de Philippe Crocq pour le livre Joe Dassin, le triomphe et le tourment. Ils se sont connus lorsqu’ils étaient tous deux journalistes dans le music business. Ensemble, ils créent pour les maisons de disques des coffrets présentés sous les formes les plus diverses, incluant tous des livrets dont ils assurent l’écriture. En ce qui concerne particulièrement Joe Dassin, ils ont conçu et écrit pour Sony Music deux ouvrages : un livre-disque de 48 pages et un coffret « long box » de trois disques avec livret de 24 pages.

Akutagawa Ryûnosuke

Akutagawa Ryûnosuke (1893-1927) est l’un des plus grands écrivains japonais du siècle passé. Novelliste délicat et torturé, il se suicidera à l’âge de trente-cinq en laissant pour seule explication de son geste ces mots : « une vague inquiétude ». Trois recueils de ses nouvelles ont été traduits en France : Rashômon et autres contes (Gallimard, 1986), qui donna lieu à l’un des plus célèbres films de Kurosawa (Lion d’or à Venise en 1950), La Vie d’un idiot (Gallimard, 1987) et La Magicienne (Picquier, 1999).

Albrecht Mireille

Mireille Albrecht a fait partie du mouvement de résistance Combat.
Elle a été chargée de mission au ministère des Affaires étrangères et membre du Conseil Économique et Social.

Mireille Albrecht a déjà publié Vivre au lieu d’exister ou la vie exceptionnelle de Berty Albrecht, Compagnon de la Libération aux Éditions du Rocher en 2001.

Alduy Jean-Paul
Alexandre Georges

Georges Alexandre est journaliste. A collaboré à France Soir, au Journal du dimanche et à Voici.
Habite  entre Lyon et Paris.

Ali Sabahattin

Né en 1906 dans la région de Gumuldjiné, Sabahattin Ali publie ses premières nouvelles dans les années 30, dans une revue dont le secrétaire de rédaction n’est autre que Nazim Hikmet. Le romantisme brumeux de ses premiers essais cède progressivement la place à l’observation réaliste et à la révolte sociale. À la suite d’un écrit satirique critiquant Atatürk, il est accusé de propagande, emprisonné, et perd son poste de professeur d’allemand.
 Il publie son premier recueil de poèmes en 1934, puis son premier roman, Youssouf le taciturne (Motifs, 2003). Il devient la cible des nationalistes turcs après la parution de son second roman Le diable qui est en nous en 1940. La Madone au manteau de fourrure paraît en 1943. En 1948 il est assassiné alors qu’il tente de fuir vers la Bulgarie.
Sabahattin Ali affectionne un certain réalisme social qui dénonce les préjugés, les abus, la corruption, les archaïsmes séculaires… À sa mort, il laisse une plaquette de poèmes, cinq recueils de nouvelles, trois romans et un certain nombre de récits éparpillés ici et là. Une des œuvres les plus marquantes de la littérature turque contemporaine.

Allam Magdi

Magdi Allam est né le 22 avril 1952 au Caire. Égyptien musulman, il a fait ses classes dans des établissements catholiques italiens. Puis, il s’est fixé en Italie et s’est fait naturaliser italien. Étude de la culture et de la civilisation occidentales. Diplôme de sociologie à l’université La Sapienza à Rome. Journaliste à La Repubblica puis au Corriere della Sera. Spécialiste du Moyen-Orient et des relations entre l’Occident et les pays arabes. Parmi ses nombreux ouvrages (non traduits en français), il faut citer Vincere la paura (Vaincre la peur), 2005, chez Mondadori, qui raconte son expérience d’homme traqué par le Hamas pour avoir émis des réflexions critiques sur les terroristes palestiniens. Vive Israël (Viva Israele, 2007, Mondadori) est la première traduction française d’un de ses livres.
Converti au catholicisme, Magdi Allam a été baptisé par le pape Benoît XVI, au cours d’une veillée pascale qui eut un retentissement mondial en mars 2008.

Allen Claire

Claire Allen, née à Liverpool, a déjà publié trois romans, dont le très remarqué Mountain of Light. Protection a été salué par la presse à sa sortie aux États-Unis et en Angleterre.

Allin Aurélien
Alliot David

David Alliot, né en 1973, travaille dans l’édition. Il est l’auteur de Céline en verve, Céline, la légende du siècle (Horay 2004), (InFolio 2006), Céline à Meudon, Images intimes 1951-1961 (beau livre, Ramsay, 2006) et de L’Affaire Louis-Ferdinand Céline, les archives de l’ambassade de France à Copenhague 1945-1951 (Horay, 2007). 

Alten Steve

Steve Alten est l’auteur de trois romans traduits aux éditions du Rocher : MegalodonLa Terreur des abysses (1997 ; rééd. Pocket, 1999), (2000 ; rééd. Pocket, 2001) et Le Serpent de l’apocalypse (2001). Il s’est imposé comme l’un des meilleurs romanciers à grand spectacle récemment apparus aux États-Unis.

Anderson Sherwood

C’est un des meilleurs écrivains américains de la « grande époque », un des pionniers de cette littérature qu’on a appelée « moderniste ». Hemingway, à ses débuts, l’a imité (voire plagié). Faulkner l’a admiré, au point de dire de lui qu’il était « un géant parmi les pygmées ». Sherwood Anderson (1876-1941), pourtant, est aujourd’hui sinon vraiment inconnu, du moins un peu oublié. Et son œuvre, si elle a été largement traduite en français dans les années 1920-1930, puis dans les années 1960-1970 est de nos jours quasiment introuvable en librairie.

Andolfatto Dominique
Andric Ivo

Ivo Andric est né à Travnik en 1892. Il a pris une part active au mouvement national Yougoslave, ce qui lui a valu d’être emprisonné et l’a contraint à l’exil. Après une carrière de diplomate, il s’est consacré à son œuvre toute entière dédiée à son pays, la Bosnie. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1961.

Andrieu Irène
Andronikof Marc

Médecin des hôpitaux, docteur en médecine, chef de service des urgences de l’hôpital Antoine Béclère à Clamart (APHP), Marc Andronikof a dirigé plusieurs ouvrages collectifs. Sa thèse de doctorat : Transplantation d’organes et éthique chrétienne, a été publiée en 1993 (éditions de l’Ancre).

Angel Crespo

1926-1995

Angevin David

David Angevin est écrivain et journaliste. Il est né à Paris en 1969. Philippe Djian préface son premier roman, Le Maillot à Pois du Meilleur Grimpeur en 1991. Philippe Manœuvre remarque ses premiers livres et l’engage à Rock & Folk peu après. Il fait cinquante fois le tour de la planète pour interviewer des rocks stars et se demande à chaque fois “qu’est-ce qu’il a de plus que moi ?”. Il entre au service culture de Télérama en 98, en sort soulagé en 2004. Passionné de séries télé, écrivain et scénariste, il travaille en ce moment sur plusieurs projets, dont la création d’un magazine culturel qui crée sa propre actualité, “parce que la presse française n’a jamais été aussi suiviste et ennuyeuse”.

Ani Friedrich

Friedrich Ani est né en 1959, fils d’une Allemande et d’un Syrien. Il a travaillé comme reporter spécialisé dans les affaires criminelles avant de se consacrer à l’écriture. Il vit à Münich et écrit des scénarios pour la télévision, notamment pour la série Tatort, et a publié sept livres mettant en scène Tabor Süden, policier décalé, aux réactions bizarres, dont la biographie meurtrie a fait un solitaire un peu inquiétant et terriblement touchant.

Antébi Elisabeth

Écrivain et journaliste, Elizabeth Antébi a déjà publié Ave Lucifer (Calmann-Lévy, 1970), Les Jésuites ou la gloire de Dieu (Stock, 1990), L'Homme du sérail (Nil, 1996), Les Missionnaires juifs de la France (Calmann-Lévy, 1999) et Salomé (Zulma, 2001).

Ardisson Thierry
Armand Hélène
Hélène Armand est journaliste-voyageuse. Avant de s’établir dans les Alpes où elle se consacre à l’édition, elle a longtemps couvert les rubriques sport-aventures-loisirs de magazines spécialisés en sport et grand public. Elle écrit des Beaux livres sur la culture et le patrimoine des Alpes françaises, à la rencontre de ceux qui y vivent. Elle est également assistante littéraire pour des aventuriers et sportifs qui veulent écrire leur « histoire ».
Arnoux Pascal

Né en 1959, Pascal Arnoux habite à Versailles. Il a publié en 1999 une chronologie des Abbayes et monastères (éditions Tableaux Synoptiques de l’Histoire).

Arroyo Stephen

Aux éditions du Rocher, Stephen Arroyo est notamment l'auteur de Astrologie, karma et transformation, de L'Astrologie, la psychologie et les quatre éléments, de Pleins feux sur Jupiter et de Pratique de l'astrologie.

Arsand Daniel

Daniel Arsand, né en 1950 à Roanne, a déjà publié un recueil de nouvelles, Nocturnes (H.B. éditions, 1996). La Ville assiégée renoue avec l'atmosphère de La Province des ténèbres, prix Femina du premier roman (Phébus, 1998). En silence, son prochain roman, va paraître chez Phébus en septembre 2000.

Asano Atsuko

Née dans la préfecture d’Okayama en 1954, Atsuko Asano est l’auteur de plusieurs séries jeunesse très populaires dans son pays, parmi lesquelles Battery, vendue à plus de 10 millions d’exemplaires. Elle a reçu le prix de l’Association japonaise des écrivains pour la jeunesse. Débutée en 2003 et prévue en neuf tomes, la série N° 6 connaît un grand succès au Japon et est en actuellement en cours de traduction aux États-Unis. Le tome 2 paraîtra en France en février 2008.

Asensio Juan

Juan Asensio est l’auteur de deux ouvrages (Essai sur l’œuvre de George Steiner, L’Harmattan, 2001 et La Littérature à contre-nuit, A Contrario, 2005) et publie ses articles dans les Études bernasoniennes, L’Atelier du roman, Contrelittérature, etc. Il a également participé au Cahier de l’Herne consacré à George Steiner et aux Dossiers H sur Pierre Boutang et Joseph de Maistre. Son site internet, Stalker, est sous-titré Dissection du cadavre de la littérature.

Asséo André

André Asséo fut grand reporter à RMC, directeur chez Philips-Phonogram, directeur des programmes de la 1ère chaîne de télévision, avant de produire sur France-Inter Ciné Films.

Il a publié Souvenirs inexacts (Nil, 1999), Jean-Louis Trintignant, la passion tranquille (Plon, 2002). Il a signé différents films pour le cinéma et la télévision dont Les enfants de Lumière (100 ans de cinéma français), En quête de Romain Gary et Jeanne, Marie et les autres, co-écrit avec Louis Nucéra.

Asti Adriana
Atkinson Patricia
Aubert Vianney

Vianney Aubert, 39 ans, est journaliste au Figaro. Il est ingénieur arts et métiers de formation.

Aubry Jean-Pierre

Jean-Pierre Aubry est diplômé de kinésithérapie et d'ostéopathie. Intervenant en formations médicales spécialisées, il est vice-président du Réseau environnement santé et enseigne en France comme au Canada.

Augias Corrado

Corrado Augias, écrivain et journaliste célèbre, est l’auteur de nombreux livres et émissions de télévision. Sa série d’ « histoires de villes » – Les Secrets de Paris (1996), Les Secrets de New York (2000), Les Secrets de Londres (2003) –, publiée en Italie par les éditions Mondadori, a eu un grand succès qui lui a valu plusieurs rééditions.

Aussaresses Paul

L'énigmatique et paradoxal Paul Aussaresses persiste et signe en révélant au public un autre aspect -non moins déterminant- de sa carrière. De nouveau, sans complaisance aucune, il apporte sa contribution à l'Histoire. C'est aussi pour lui l'occasion de s'expliquer, en avant-propos, sur les raisons profondes qui l'ont poussé à témoigner sur l'Algérie.

Agent secret de la France libre dès la fin de 1942, Paul Aussaresses a participé à des aventures qui le posent d'emblée en personnage hors du commun. Ne refusant aucune des missions-suicides lancées de Londres contre les Nazis de la France occupée, il libère des opposants au régime de Vichy, combat avec les maquis de la fédération anarchiste ibérique, saute en uniforme de la Wermacht au-dessus de l'Allemagne, résiste aux interrogatoires de la Guépéou. Ces exploits discrètement menés pour la France au sein des commandos Jettburg et des services spéciaux du général de Gaulle lui vaudront tous les honneurs et poseront les fondements d'une légende.

A la Libération, Paul Aussaresses entre dans la mouvance de Jacques Foccart et contribue à l'invention de la forme moderne du contre-espionnage français. Avec une poignée de compagnons, il crée et commande le 11e Choc qui deviendra la pièce maîtresse du Service Action, dont il sera également l'une des figures marquantes de l'après-guerre. Adjoint du général de Bollardière en Indochine, Paul Aussaresses participe aux combats les plus durs et aux actions les plus secrètes des GCMA, émanation du SDECE. C'est là qu'il rencontre tous les "centurions" qui lutteront plus tard par tous les moyens contre le FLN.

1942-1954 : douze années terribles pendant lesquelles le futur adjoint de Massu à Alger mène en Europe, en Asie et jusque dans les rues de Paris une Guerre clandestine et sans merci contre les ennemis de la République.

Aussillou David

David Aussillou a 38 ans. Après des études d’histoire à Lille, il est entré à Radio France il y a 13 ans. Désormais installé à Marseille, il présente les éditions matinales sur  France Bleu Provence, ce qui lui permet de coller de très près à l’actualité politique et sociale de la région.  

Austen Jane
 Née dans le village de Steventon, dans le Hampshire, Jane Austen (16 décembre 1775, Steventon, Hampshire - 18 juillet 1817, Winchester)  est l'avant-dernière et deuxième fille d'une fratrie de huit enfants. Son père, George Austen, est pasteur ; sa mère, Cassandra Austen née Leigh, compte parmi ses ancêtres sir Thomas Leigh qui fut lord-maire au temps de la reine Elisabeth. Les revenus de la famille Austen sont modestes mais confortables ; leur maison de deux étages et un grenier, le Rectory, est entourée d'arbres, d'herbes ainsi que d'une grange.

De la jeune Jane Austen on sait que comme la plupart des héroïnes de ses romans, elle pouvait parfois préférer battre la campagne ou se rouler dans l'herbe du haut d'une pente ; en compagnie de son frère Henry (d'un an son aîné) ou de sa sœur Cassandra elle vivait là des activités moins convenables pour une fillette de l'époque que de coudre, jouer du piano, ou chanter.

 

L'éducation de Jane ne diffère pas de celle donnée à toute jeune fille de la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle ; elle consiste en occupations artistiques et ménagères, indispensables pour la préparer à son avenir, le mariage. De fait, elle apprend le français et l'italien, le chant (sans enthousiasme), le dessin, la couture et la broderie, le piano et la danse. Evidemment, de toutes ces activités, sa préférée est de loin la lecture. Les petits Austen avaient également pour passion le théâtre ; la grange, l'été, leur servait de scène.

 

En 1782, Cassandra et Jane (qui dès lors ne se quittèrent plus de leur vie) furent envoyées à l'école, d'abord à Oxford, puis à Southampton, enfin à l'Abbey School de Reading. Les études leur laissaient beaucoup de temps libre, puisque les fillettes n'avaient qu'une ou deux heures de travail chaque matin. De retour au Rectory, les deux sœurs complétèrent leur éducation grâce aux conversations familiales et à la bibliothèque paternelle qui était remarquablement fournie et à laquelle elles semblent avoir eu un accès sans restrictions.

 

La famille Austen est friande de romans, qui paraissent à cette époque par centaines. De plus, tout le monde a pour loisir l'écriture : M. Austen rédige ses sermons, sa femme, des vers ; les frères, tous anciens étudiants d'Oxford, des essais pour les journaux étudiants de l'université ; tous touchent à la pièce de théâtre. Jane Austen commence très tôt à écrire, encouragée par l'exemple familial. Elle s'oriente vers le récit, s'inspirant des romans sentimentaux qui constituent le fonds des bibliothèques. Les œuvres de jeunesse qui ont été conservées, copiées à la main en trois cahiers intitulés Volume I,II et III, ont été écrites sans doute entre la douzième et la dix-septième année de l'auteur.

 

En 1795, Jane Austen commence un roman intitulé Elinor et Marianne, première version de ce qui allait être Raison et sentiments. Dans la foulée, elle écrit First Impressions, qui deviendra Orgueil et préjugés. Enfin en 1798, elle écrit Northanger Abbey, sous le premier titre de Susan. Ces trois romans majeurs sont écrits entre vingt et vingt-cinq ans. Son père tente de faire publier First Impressions, sans succès. Les œuvres de Jane Austen ne sortent pas du cercle familial pour le moment.

 

En 1800, M. Austen décide de quitter le Hampshire pour se retirer à Bath avec sa famille. Jane, à qui la vie à la campagne plaisait tant, n'aima pas être confinée dans cette ville. Elle écrit peu à cette période de sa vie, entreprend en 1805 un roman qu'elle abandonne en cours de route, The Watsons, mais malgré cela, Bath joue un rôle important dans son œuvre. Deux de ses romans se déroulent en grande partie à Bath, Northanger Abbey et Persuasion et la ville, autant que les habitudes de ses habitants et résidents de passage (car Bath est célèbre pour ses thermes), y sont dépeints avec précision.

 

Le 21 janvier 1805, la mort de M. Austen met les femmes de la famille dans une situation peu confortable. Comme souvent au XIXe siècle au Royaume-Uni, elles devront dépendre de la générosité des frères Austen. Et il faut pour Cassandra et Jane abandonner tout espoir de mariage, et connaître le destin fréquent de bien des femmes de l'époque : être vieilles filles. Dear Aunt Jane s'occupe ainsi de ses nombreux neveux et nièces, les distrayant et les éduquant à l'occasion.

 

En 1808, les trois femmes quittent Bath et s'installent, après des passages à Southampton et à Clifton, dans le village de Chawton, entre Salisbury et Winchester. C'est là que l'œuvre de Jane Austen telle qu’elle est connue a été écrite.

 

En 1809, Jane Austen parvient à racheter le manuscrit de Susan, autrefois vendu à l'éditeur Crosby. Puis deux ans plus tard, Raison et sentiments est accepté par l’éditeur londonien Thomas Egerton. La première édition, d’un peu moins de mille exemplaires, est écoulée en vingt mois, et Jane peut compter sur de nouveaux revenus, inespérés pour quelqu’un habitué à vivre très modestement. Comme il est d’usage pour les auteurs féminins, l’ouvrage paraît anonymement. Coup sur coup, Jane se met à la révision d’Orgueil et préjugés et à l’écriture de Mansfield Park. Orgueil et préjugés eut à sa sortie un succès encore plus grand.

 

Emma est le deuxième ouvrage écrit à Chawton, et sera tiré en première édition à 2000 exemplaires. Désormais, l'auteur peut se permettre une plus grande indépendance financière alors même que les affaires de son frère Henry périclitent. Emma reçut encore une fois un excellent accueil et valut à Jane Austen un admirateur de premier rang en la personne de sir Walter Scott. De plus, le prince régent, à qui Emma était dédicacé, lui fit demander si elle accepterait d'écrire un roman historique sur la maison de Coburg, affiliée à la fille du prince régent ; l'auteur déclina l'offre.

 

Le 8 août 1815, Jane commence l'écriture de Persuasion, qu'elle ne verra pas publié de son vivant. En effet, avant l'achèvement de son dernier roman, elle contracte la maladie d'Addison, une dégradation chronique des glandes surrénales, encore non identifiée à cette époque (il faudra attendre 1855) et souvent causée par la tuberculose. En 1817, pour se rapprocher de son médecin, le docteur Lyford, elle s'installe à Winchester dans une rue proche de la cathédrale. C'est là qu'elle meurt, le 18 juillet 1817, à l'âge de 41 ans, laissant un roman inachevé, Sanditon.

Elle est enterrée dans la cathédrale de Winchester.
 

On sait relativement peu de choses d'elle, surtout tout ce qui est extérieur à sa carrière de romancière. On n'a que deux portraits d'elle, tous deux dessinés par sa sœur Cassandra, et un des deux est une vue de dos ! Comme seule description d'elle, on a une phrase d'un ami de la famille la décrivant comme "belle, petite et assez élégante".

 

Les deux sœurs, Jane et Cassandra, sont restées toute leur vie durant extrêmement proches, ceci renforcé par le fait que ni l'une ni l'autre ne s'est mariée. C'est par leur correspondance que l'on trouve la plus grande source d'informations sur Jane Austen ; mais ces lettres ne nous renseignent que sur les périodes où les sœurs étaient séparées, ce qui était assez rare. De plus, au désespoir des admirateurs de l'auteur, Cassandra, qui lui survécut, détruisit une partie de cette correspondance, voulant éviter d'exposer l'intimité de sa sœur dont la célébrité allait grandissant. Ainsi beaucoup de mystère subsiste quant à la vie sentimentale de celle qui s'amusait tant à décrire les émois naissants d'une Elisabeth Bennet (Orgueil et préjugés) ou d'une Marianne Dashwood (Raison et sentiments) dans la campagne britannique pré-victorienne. On sait qu'elle accepta une proposition de mariage d'un riche propriétaire du nom de Harris Bigg-Wither, frère d'un de ses amis. Mais elle annonça le lendemain matin qu'elle avait changé d'avis, et partit avec Cassandra rejoindre un de leurs frères à Steventon sans donner plus d'explications.

 
 

Jane Austen fait partie de la petite noblesse provinciale du Royaume-Uni du début du XIXe siècle. C'est le cadre qu'elle donne à ses romans. Loin des passions frénétiques des œuvres des Brontë, son œuvre dépeint les relations entre jeunes miss et prétendants, analyse finement les hésitations, préjugés et autres élans du cœur jusqu'à la naissance du sentiment amoureux. A la veille des révolutions industrielles et économiques qui bouleverseront le paysage, et alors que les échos de Waterloo et Trafalgar annoncent la montée en puissance d'un empire britannique, le monde de Jane Austen appartient déjà à un autre siècle. C'est une société qui influence fortement les individus par les conventions sociales, notamment par le mariage. La femme ne peut hériter de son père ou de son mari, et bien des domaines passent aux mains d'un cousin lointain, faute d'héritier mâle. Seul le mariage met à l'abri de tels revers de fortunes. La vie sociale des villages et petites villes de province s'organise autour des bals. C'est d'ailleurs l'une des seules occasions pour les jeunes gens de cette classe sociale de se rencontrer ; c'est aussi, comme on le voit dans Northanger Abbey ou Orgueil et préjugés, le lieu de toutes les espérances matrimoniales.

 
(source : wikipedia, 2008)
 
 
 
Authier Christian

Christian Authier est né en 1969 en banlieue parisienne. Journaliste à Toulouse, il a publié trois essais : Patrick Besson (éditions du Rocher, 1998), Foot-BusinessLe Nouvel Ordre sexuel (Hachette- Littératures, 2001), (Bartillat, 2002).

Auzary-Luton Sylvie
L’auteur/illustratrice a publié de nombreux albums à l’Ecole des Loisirs et aux éditions du Rocher, Lo Pais d’enfance :  Adèle  et  Astarothe, maudite sorcière.
Ayache Georges

De formation historienne, docteur en science politique et ancien élève de l’ENA, Georges Ayache a été notamment diplomate et conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères. Professeur associé en relations internationales à l’université de Lyon-III, il a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels Armements et désarmement depuis 1945 (Ed. Complexe), La conquête de l’Est, essai sur la politique extérieure de la France (Ed. Calmann-Lévy), Dictionnaire biographique des relations internationales (Ed. Economica). Il a collaboré également à des publications collectives comme RAMSES, Enjeux diplomatiques et stratégiques ou encore Annuaire français des relations internationales. Enfin, il écrit régulièrement sur les relations internationales et le Proche-Orient dans des publications périodiques comme Politique étrangère, Politique internationale, Foreign Policy, Questions internationales ou encore Commentaire. Il occupe aujourd’hui une fonction dirigeante au sein d’un grand laboratoire pharmaceutique.

Azzam Adnan

L'Auteur Adnan Azzam s'est établi à Paris, mais continue son voyage, "à cheval entre Orient et Occident", en animant une sorte de centre culturel oriental convivial (restaurant, conférences, débats, rencontres), La Reine Zénobie, et en s'impliquant dans la vie politique française.

Çomo Drita

Écrivain prometteur et déjà estimée par ses pairs, Drita Çomo s'éteindra seule dans une salle de l'hôpital de Tirana. Les autorités n'ayant pas jugé bon de faire preuve de la compassion la plus élémentaire à l'égard de Liri Belishova et de sa fille en prise avec la mort.
Ultime précision : la lucidité -une lucidité tantôt accablée, tantôt souriante et le plus souvent aussi détachée qu'élégante caractérise son journal intime. Pour Drita Çomo, la certitude de mourir prématurément récuse un pathétique mal venu, alors que nombre de ses pages comportent des témoignages poignants. En définitive, elle exprime un certain bonheur de vivre, malgré tout…

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