« Ce n’est pas l’enfer, juste une image de l’origine du monde » s’écrie Saint-Lô, un aventurier débarqué en Amazonie pour retrouver un batracien rarissime, qui ressemble à un reptile et se reproduit comme un mammifère. La scène se déroule il y a trente ans dans un laboratoire dressé en pleine forêt guyanaise. Un colis adressé au Museum d’Histoire naturelle de la métropole par un instituteur est à l’origine de cette expédition scientifique. Une curieuse créature, noire et hideuse, plongée dans une bouteille de formol, qui possède une puissance reptilienne, préhistorique… donne le coup d’envoi à l’Expédition qui va rassembler le vieux biologiste (Le sage), son élève Kerjaval (le professionnel) et Saint-Lô (le rêveur) à pénétrer au fond d’un univers prenant et mystérieux.
Il s’agit pour eux de démontrer que l’animal est vivipare puis d’obtenir plusieurs cycles de reproduction. Mais la torpeur de l’Amazonie et de ses habitants s’oppose à la précision du planning et à la rigueur scientifique. Le mystère, les cris et les craquements continuels agitent la forêt. Les trois scientifiques trouvent leur guide dans ce monde primitif et tropical : Treznec (l’étranger). Il chasse les crocodiles nuitamment avant de les entreposer à l’arrière de la cabane où dorment ses compagnons.
Le jour est occupé par les séances de dissection pratiquées en plein air avec des gestes ralentis et entravés. L’Expédition ira jusqu’au bout du processus. Ils ramèneront les spécimens obtenus au fil d’un invraisemblable voyage de retour. Avant de ressentir soudain la nostalgie et l’appel cette fois-ci définitif de l’inconnu…
Récit d’aventure scientifique, L’Expédition Janus décrit une amitié quand la passion scientifique l’emporte sur les concurrences humaines et les contradictions d’un monde à découvrir. Nous avons l’habitude de croire que toute action gratuite vise le loisir ou le don. Ici, elle veut percer l’impénétrable.