Le Stephen King australien, la poésie en plus
Les barjes (« the kooks »). Dans la bourgade australienne de Mulyan, tel est le nom qui colle à la famille d’Anwell depuis la mort accidentelle (mais l’est-elle vraiment ?) de son petit frère. À l’âge de 20 ans, à l’agonie, il raconte son histoire depuis son lit de mort, victime d’un mal inconnu.
Sous forme de flash-backs, il raconte son enfance, bouleversée par sa rencontre avec Finnigan, son opposé, son idéal. Toujours accompagné de son chien Surrender, Finnigan n’est pas comme les autres : il n’est pas gentil et bien élevé, il ne va pas à l’école et, surtout, il est son seul ami. Les deux garçons passent un pacte : dès qu’il faudra mal agir, Finnigan s’en chargera. Anwell n’aura plus qu’à faire le bien. Comme un ange. Un archange, même : désormais, il s’appellera Gabriel.
Plus le temps passe, plus Finnigan se charge du mal avec fougue. Lorsqu’une épidémie d’incendies ravage le village, la police locale est sur la sellette. La suspicion grandit et achève de diviser les habitants de Mulyan, jusqu’à ce que Gabriel convainque Finnigan d’arrêter…
Mais qui est-il, cet ami mystérieux, dont Anwell ne peut parler à personne, qui apparaît et disparaît tel un fantôme, et dont la présence devient de plus en plus incontrôlable et malveillante ?
Sonya Hartnett, d’une écriture précise, construit un récit à la narration habile (raconté alternativement par Gabriel et Finnigan), dont la polyphonie est rythmée par de nombreux rebondissements et flash-backs. Et livre, à la croisée du fantastique et du thriller, un suspense psychologique sur fond de schizophrénie meurtrière.
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« Son imagination est aussi sauvage que celle de Dostoïevski ou Emily Brontë et aussi gothique qu’une tête de mort… Si vous ne devez rien lire d’autre d’australien cette année, lisez Surrender […] » (The Weekend australian)
"La plume alerte et machiavélique de Sonya Hartnett fait merveille au fil de cette histoire à deux voix, tantôt poétiques, tantôt glaçantes. Stephen King n'est pas loin..." Paris-Normandie, 28.03.2009
"Dans une amitié sauvage au double jeu, on s'évade depuis le lit du mourant de l'un et les errances de l'autre, et au final "je" est un autre. Le lecteur n'a rien à y perdre... si ce n'est son âme et son latin". Balthazar, avril-mai 2009.
"Auteur de livres pour enfants mais aussi pour adultes qui ont choqué dans son pays, ce premier roman traduit en france laisse une impression forte et durable". Claude Ecken, L'Ecran fantastique, avril 2009.
"Une fois le livre ouvert, vous ne pourrez plus le refermer (...) Chaque chapitre est un véritable coup de poing que l'auteur nous assène avec la grâce de sa plume et la puissance de son style". Aurélie Féris. La Provence 10.05.2009
"ce livre bouleversant, aux accents parfois fantastiques, nous entraîne sur le chemin d'une enfance martyrisée". Psychologies juin 2009 |