Le roman est divisé en trois parties. Dans la première, En cette fin d’après-midi d’automne, le narrateur se rend à une réunion des Alcooliques Anonymes, lorsqu’il est interpellé, sur  le quai du métro Jaurès, par une belle jeune femme habillée de noir :  Elodie Laudet.  Elle le prend pour un autre, Javier Montería. Entraîné malgré lui dans une drôle d’aventure, qui va le mener jusqu’au cimetière du Père Lachaise (où justement on enterre… Javier Montería) il s’intéresse à cette jeune femme.
    Dans la deuxième partie Les témoins de novembre, nous retrouvons le même narrateur. Il n’a toujours pas de nom, mais nous en apprenons plus à son sujet. Il est enquêteur et il revient des États-Unis où il était parti à la recherche d’un photographe. Un photographe disparu alors qu’il réalisait un reportage sur le lynchage d’un homme, Clarence Brown, à Bridge Road.  Peu à peu, le narrateur découvrira le terrible secret de cette ville. Plus il enquêtera, plus il mettra au jour des éléments qu’il aurait d’abord préféré ne pas connaître. Mais cette enquête se transformera progressivement en quête personnelle. Une quête salvatrice… Les éléments du puzzle s’ajustent au fur et à mesure. Cette deuxième partie, très élaborée, est construite autour de plusieurs témoignages.
    Dans la dernière partie Les Amants de décembre nous retrouvons Elodie Laudet, notre narrateur, et aussi… Javier Montería.
    Bridge Road est à la fois un formidable roman sur l’histoire contemporaine américaine, un roman policier et un roman d’amour. Plusieurs histoires s’y entrecroisent et les éléments du puzzle s’ajustent au fur et à mesure, conférant à l’ensemble une belle unité.   

   

A propos du roman :
« En 1999 sur ARTE, je regarde,  SUD,  un documentaire de Chantal Ackermann. Il s’agit d’un horrible fait-divers, le lynchage d’un afro-américain James Byrd Jr. dans une petite ville sans histoire des États-Unis. Battu, attaché à l’arrière d’une camionnette, il est traîné sur plusieurs kilomètres. Je suis saisi d’effroi, je ne comprends pas, tout comme Chantal Ackermann, comment on peut si soudainement basculer dans une telle violence.  A partir de ce fait divers, j’ai décidé d’interroger l’histoire des États-Unis. Car Bridge Road est aussi la transposition du pogrom qu’a connu la ville de Tulsa le 1er juin 1921. Ce jour-là, cette cité de l’Oklahoma a subi l’un des plus sinistres pogroms de l’histoire des USA, au cours duquel plus de 300 citoyens afro-américains furent tués, par les habitants blancs de la ville.  
Bridge Road est une réflexion sur le temps, l’histoire et la mémoire. »
Mamadou Mahmoud N’Dongo

 
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