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Entretien avec moi-même - L'Apocalypse

Victoire Simon (Traduction)
Oriana Fallaci (Auteur)

Présentation de l'éditeur
Voici l'auto-interview d'une femme qui a le courage d'écrire la vérité sur les autres et sur elle-même. Ses thèmes : le cancer moral qui ronge l'Occident et le cancer physique qui la ronge. L'anti-occidentalisme, le pro-islamisme, le parallèle entre l'Europe de 1938 et l'Eurabie d'aujourd'hui, le nouveau nazi-fascisme qui avance vêtu en nazi-islamisme.
Ses lecteurs, ses souvenirs, à commencer par celui d'Hitler et de Mussolini qu'elle a vus, enfant, au cours de leur visite à Florence. Et aussi sa passion politique, son humour, la mort dont elle parle sans malaise ni peur.
Dans cette nouvelle édition, outre les nombreux ajouts (celui sur Ben Laden à Beyrouth est surprenant et captivant), elle a inclus un extraordinaire post-scriptum : L'Apocalypse.
C'est pratiquement un nouveau livre (plus de 100 pages) dans lequel, en se référant à l'Apocalypse de saint Jean l'Evangéliste et en continuant son entretien avec elle-même, elle complète et achève son oeuvre avec son courage habituel.


Jacqueline Picoche pour www.librairiecatholique.com
Ce livre est le testament de la journaliste et romancière italienne Oriana Fallaci morte à 77 ans le 15 septembre 2006, qui fut pendant les années 60-80 la plus renommée des reporters de guerre italiens, couvrant le Vietnam et le Proche-Orient et se taillant une solide réputation pour ses interviews sans complaisance des grands leaders de l'époque, de Golda Meir à Khomeiny, Arafat ou Sharon, et Kissinger qu'elle poussa à reconnaître que “la guerre au Vietnam n'était pas nécessaire”.
Laissant inachevé un roman déjà bien avancé, Oriana interroge Fallaci, dans une sorte de dialogue avec elle même, et épuise les dernières forces que lui laisse son cancer à essayer d'ouvrir les yeux et les oreilles des aveugles et des sourds qui ne veulent pas prendre conscience de ce qui lui semble un danger mortel, un cancer bien plus grave que le sien, qui ronge l'Europe et elle se reproche d'avoir pendant trop d'années gardé un silence dont les attentats du 11 septembre 2002 l'ont tirée. Résistante dès l'âge de 14 ans, elle combat, sur ses vieux jours, l'islamisme, avec autant de vigueur qu'elle combattit jadis le fascisme, puis le communisme. Dans ces trois –ismes, elle décèle la même haine de la liberté et la même cruauté, ce qui dans cette Europe qu'elle a baptisée l'Eurabie, lui vaut insultes et menaces de mort de la part des musulmans et hostilité de la part des collaborateurs de l'islam dit “modéré”, auquel elle ne croit pas. Pour ces politiciens italiens qui, loin de s'y opposer, favorisent l'immigration et “profanent” le paysage de sa Toscane natale en y laissant pousser des mosquées,aucune indulgence. Ils ne veulent pas voir, par lâcheté que des ennemis leur imposent une guerre qu'ils perdront. Dans L'Apocalypse, écrit postérieur au reste du livre, elle les compare à la bête à deux cornes qui amène “la terre et ses habitants à adorer la première bête”, celle qui a sept têtes et dix cornes, et médite sur le sort de ceux qui ont eu la force de résister et d'éviter d'être marqués du nom de la bête ou du chiffre de son nom”.
Elle a choisi son camp : celui des États–Unis d'Amérique, d'Israël et de la démocratie. Non qu'elle se fasse illusion sur les capacités politiques de leurs dirigeants ni sur l'opportunité de certaines de leurs décisions, ni sur les faiblesses de la démocratie. Mais ce sont les seuls, à ses yeux, qui combattent avec plus ou moins de vigueur pour la civilisation et le mode de vie d'un Occident encore marqué du christianisme qu'il renie, et elle ne voit pas, dans le monde, d'autre régime politique qui rende la vie respirable.
Il est certain que son métier et sa passion politique lui ont fait découvrir des faits que nos médias occultent ou minimisent ordinairement et qu'elle nous révèle pour notre surprise et notre horreur. Son livre s'ouvre sur le décompte toujours inachevé des prises d'otages par les terroristes islamiques, suivies de meurtres particulièrement sauvages, filmés et diffusés en vidéos sur les marchés orientaux pour le plaisir des sadiques. Elle a visionné de ces vidéos, nous non. Et on lira, plus loin, avec grand intérêt, les détails de l'assassinat de Théo Van Gogh. Elle a une fois rencontré Ben Laden à Beyrouth et l'a vu, une deuxième fois, à la télévision américaine, assis en majesté dans sa djellaba immaculée, prescrire d'une voix douce, aux Américains (qui ont réagi à l'encontre), de ne pas élire Bush sous peine de nouveaux attentats. Elle éprouve une admiration mêlée d'horreur pour ce personnage en qui elle voit une figure diabolique.
On peut ne pas partager les opinions métaphysiques d'Oriana, qui se définit comme une “chrétienne athée”, ni ses choix politiques. Mais elle a quelques bonnes leçons à donner aux catholiques d'Occident. Elle n'est pas relativiste.
Le bien et le mal ne sont pas de simples différences de point de vue. Une Afghane exécutée pour s'être verni les ongles n'est pas seulement le fait d'une culture différente, c'est un crime. Par son horreur du mensonge par action ou par omission, elle est parfaitement fidèle au huitième commandement qui prescrit de ne pas dire de faux témoignage. Elle a toute sa vie, à ses risques et périls, pratiqué la vertu de force, qui est le contraire de la violence. C'est une guerrière qui a toujours combattu, par ses divers engagements, pour ce qu'il y a de plus humain dans l'homme, contre l'inhumanité des idéologies totalitaires. Espérons qu'en arrivant dans l'autre monde, elle aura trouvé un Dieu indulgent à son athéisme et sensible à ses vertus.



21,30€ TTC

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