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L’Europe consacre près de la moitié de son budget (soit plus de 52 milliards d’euros) à soutenir le revenu des agriculteurs, et la France en consomme près du cinquième.
Ce sont les citoyens consommateurs qui alimentent ce budget par leurs impôts et par la TVA (1% de la TVA est consacrée au budget agricole). Or les primes vont pour 80% aux grosses exploitations, en particulier céréalières. Et plus la terre est fertile, plus la prime est forte ! Un céréalier de la Beauce touche 80 000 euros de prime annuelle, la reine d’Angleterre un million d’euros.
Cette répartition qui dure depuis 1992, profondément injuste, devient franchement scandaleuse : les céréaliers, qui ont vu les prix doubler depuis deux ans, continuent de percevoir ces primes compensatrices à la baisse des prix. Ils touchent ainsi le beurre et l’argent du beurre !
Ce sera l’objet des discussions sur la Pac à la rentrée 2008. Pour André Pochon, c’est le moment de réclamer la suppression des primes compensatrices à la baisse des prix. Pour sortir enfin d’un modèle qui a vidé les campagnes, pillé le tiers-monde et s’est montré incapable de répondre au défi majeur des années qui viennent – nourrir l’humanité –, c’est tout le système de l’agriculture qu’il faut changer ! Et c’est possible, André Pochon en a administré lui-même la démonstration avec ses camarades du Centre d’études techniques agricoles (Ceta) qu’il a créé. Résultat : des prairies plus belles que jamais. Aujourd’hui, les paysans accourent de toute la France pour voir son exploitation 100 % écolo. Chercheurs, politiques, citoyens vont visiter sa ferme, un modèle d’agriculture responsable. Jusqu’à trois autocars en même temps… Pari réussi ! Même l’Inra a approuvé la fameuse « méthode Pochon », qui permet de limiter les engrais grâce à des prairies de trèfle blanc.
D’autant que, du point de vue économique, tout le monde y gagne. Pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique : il en coûte cinq fois plus pour nourrir une vache.
Reste un regret : les écoles d’agriculture n’enseignent pas ce procédé. Pourtant André Pochon, qui milite depuis cinquante ans pour une agriculture durable, qui est sollicité pour des conférences dans la France entière et consulté aujourd’hui par Michel Barnier, a créé un petit paradis en sauvegardant l’environnement… il faut juste croiser les doigts pour que ses six petits-enfants aient, eux aussi, la main verte.
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"Chiffres à l'appui, il démontre les dangers de poursuivre dans la voie actuelle et aussi comment, en produisant autrement, l'agriculteur tire de son travail un revenu égal voire supérieur". Ouest France, 13.05.2009
"André Pochon fait ici des propositions pour une agriculture productive, qui garantit un revenu décent tout en protégeant l'environement" la France Agricole, 02.05.2009
"Il dénonce avec panache une agriculture devenue, selon lui, complètement folle. Un cri qui résonne loin". Fabrice Nicolino, Terre Sauvage, mai 2009
"Un livre pour mieux comprendre comment vivent nos paysans". Le Chroniqueur, mars 2009
A l'heure de la crise économique, alimentaire et environnementale, remet en cause le modèle agricole, le livre décode les enjeux de la nouvelle PAC". Entrad'ouest, mai 2009
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